lune de miel

01 mai 2006

Les premières ruches

Un matin cela m'a pris, je me suis dit en me réveillant aujourd'hui je fais des abeilles.
Je suis tout de suite descendu à la cave et j'ai ressorti les vieilles rûches de mon père.
Il possédait une dizaine de rûches de type claerr. Elles avaient été mal stockées... et elles étaient infectées de fausses teignes.

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Un matin il s'est réveillé....

Un matin ca l’a pris et il m’a dit: “ je veux faire des
abeilles “.
A vrai dire je n'avais pas la moindre idée de ce que cela pouvait être. Son père m'avais souvent dis, qu'avant de me rencontrer il voulait s'isoler loin dans les montagnes avec ses abeilles et son troupeau de chèvres. Alors je me suis dis qu'après tout j'avais de la chance, que jamais je n'aurais pu le retrouver lui, l'homme de ma vie, s'il avait été se perdre dans les montagnes, alors pourquoi pas faire des abeilles si cela peux lui faire plaisir et le faire rester près de moi...
Je n’avais aucune idée de ce que pouvait représenter véritablement une rûche. Jamais je n’avais approché de prés des abeilles, à ce sujet tout ce que je connaissais c’était la saveur du miel sur les tartines de pain grillées/beurrées que souvent il me préparait la matin.
Il est descendu à la cave où il m’a montré les vieilles rûches de son père. Il a entrepris de les remettre en état, j’étais moi aussi invité à les restaurer. Je ne connaissais rien de tout, au début ce n’étais pas facile, mais je me suis dis que après tout si l’homme que j’aime s’intéresse tant à ces petits êtres, c’est qu’ils en valent la peine.
Nous avons commencé à ôter les fils de fer des cadres puis à gratter la vieille cire. Je retirais les fils, il grattait la cire. La travail n’était pas si désagréable, la cire bien que collante sentait bon. Pourtant il ne cessait de me répétait que dans l’apiculture c’était le travail le plus fastidieux...
Pour les jours de soleil, nous nous sommes installés sur la terrasse pour continuer notre grand nettoyage de printemps. Je continuais de gratter les cadres, il les passait au chalumeau. Ayant peur du feu, je ne voulais pas manier cet outil, il se moquait alors amoureusement de ma peur...
Puis son frère nicolas est aussi venue proposer son aide, nous avons alors été ses abeilles ouvrières. Nous travaillions à son projet. J'estimais alors que l’accompagner dans ses projets quel qu’il soit était très important...
L’odeur de la cire passait au chalumeau était un régale, les abeilles aussi étaient de cet avis et certaines commençaient à se presser autour des rûches propres dont émanait une délicieuse odeur. Parfois telle une abeille butineuse, j’allais moi ausi virvolter autour de lui, pour le distraire dans son travail l’espace de quelques instants et récupérer ainsi les fruits de l’amour et de la passion au bord de ses lèvres.
Puis nous avons troués les cadres, nous avons passés du fil et mis la cire au moyen de deux pinces éléctriques.. Cela l’amusait beaucoup, mais le plus dur restait à faire, installer les rûches. Au moyen de plusieurs sangles nous avons tenté de les fixer dans l’arbre, exercice assez périlleux.

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07 juin 2006

Technique apicole

Ce calendrier des travaux apicole est tiré de la Partie n°4 du livre d'Hubert Guerriat :
"Etre performant en Apiculture"
Présentation du livre, table des matières complète et condition d'achat

Calendrier de travail au rucher
Un manuel d’apiculture remplirait imparfaitement son rôle s’il n’indiquait pas clairement les moments les plus adéquats pour la réalisation de telle ou telle opération et s’il ne fournissait pas de points de repère permettant à l’apiculteur de se situer facilement dans l’année apicole. Tel est le rôle ambitieux dévolu à cette partie consacrée au calendrier apicole.
Le cycle biologique annuel de la colonie permet de proposer un découpage rationnel de l’année apicole adapté à la conduite du rucher (tableau 17). Les indications relatives au cycle biologique alliées à une bonne connaissance de la flore, et surtout du calendrier des floraisons, permettent à l’apiculteur de conduire son rucher en harmonie avec la nature et la biologie de l’abeille.
Périodes du cycle annuel
Dates
(mois)
Année apicole
Flore (phénophases°)
hivernale
11-02
hivernage
T1
prévernale
03-04
démarrage des colonies
PV1, PV2, T2
vernale
04-06
miellée de printemps
V1, V2, V3, V4, T3
estivale
06-07
miellée d’été
E1, E2, T4
estivo-automnale
08-10
pré-hivernage et nourrissement
EA
Tableau 17 - Correspondance entre les différentes périodes du cycle biologique annuel, les grands moments de l’année apicole et la flore.
° Description au calendrier des floraisons (voir troisième partie).
Remarque: Les dates doivent être adaptées en fonction de la précocité de la végétation, ce que le lecteur fera facilement par l’observation des floraisons dans sa région. Ce calendrier est un calendrier type particulièrement bien adapté aux techniques décrites dans ce manuel; des modifications peuvent y être apportées en fonction de la méthode de conduite du rucher adoptée par le lecteur.

Travaux à réaliser avant la miellée de printemps
(période prévernale)
(Calendrier)
La période prévernale qui précède la miellée de printemps est la première période de l’année où l’activité des abeilles est régulière; elle recouvre approximativement les mois de mars et d’avril.
• Environnement
Les conditions météorologiques de cette période sont souvent défavorables à l’activité des abeilles, tout en offrant quelques bonnes périodes qui permettent parfois de profiter des premières floraisons. Les ressources alimentaires restent cependant rares, surtout en début de période.
Excepté les floraisons sporadiques des espèces précoces, mais d’intérêt limité, telles que la perce-neige ou le tussilage, les premières floraisons importantes tant pour le nectar que pour le pollen, sont constituées par le saule marsault. Sa floraison est malheureusement de courte durée et les abeilles n’en profitent pas toujours à cause du froid et de la pluie qui abîment rapidement les fleurs. D’autres espèces de saules fleurissent par la suite. Les peupliers offrent des quantités importantes de pollen.
En fin de période, le cortège des espèces printanières propose nectar et pollen plus ou moins en continu, et parfois en petite quantité. Les pruniers fleurissent à ce moment-là d’une manière étalée à cause de la diversité des variétés. Les prunelliers offrent du pollen en abondance, ainsi que du nectar. Les érables et les merisiers assurent alors la transition avec la période vernale et la miellée de printemps.
• Colonie
La colonie sort petit à petit de sa torpeur hivernale à la faveur des premiers beaux jours, ce qui se manifeste par une activité plus ou moins intense au trou de vol. Le couvain est présent de manière ininterrompue dans la colonie, mais la ponte de la reine reste peu importante en début de période; elle devient très intense par la suite. Le couvain se développe à partir des réserves de la colonie, que ce soit au niveau du miel ou du pollen.
La force de la population, le dynamisme de la reine, l’état sanitaire de la colonie sont des paramètres dont l’influence s’avère de toute première importance pour le démarrage de la colonie.
Les ressources florales de cette période sont essentiellement utilisées à la construction de la colonie, plutôt qu’au stockage de réserves; si c’était le cas, il s’agirait de réserves tout à fait temporaires, très vite consommées au retour d’une période de mauvais temps.
• Travaux au rucher
Au début de la période, le travail de l’apiculteur se limite à la surveillance du rucher et à l’observation au trou de vol (activité, maladie…). Les conditions météorologiques sont encore trop précaires pour ouvrir les ruches.
Plus tard, approximativement au moment de la floraison des saules marsaults ou des groseilliers à maquereau, une première visite de printemps est réalisée. Les risques d’essaimage sont théoriquement nuls et la pose des hausses peut intervenir en fin de période.
ETAT SANITAIRE Flore: PV1
   •   Vérification de l’état sanitaire des colonies (nosémose, etc.) p. 280
   •   Pillage (colonie faible ou morte) Repérer le pillage éventuel p. 163
   •   Eviter la dissémination des maladies
   •   Fermer les colonies mortes
NETTOYAGE DU PLANCHER Flore: PV1
   •   Nettoyage du plancher de la colonie p. 175
   •   Indication sur la force de la population
   •   Désinfection p. 273
VISITE DE PRINTEMPS Flore: PV2, T2
   •   Comment visiter une colonie ? p. 90
   •   Observations et travaux p. 175
AGRANDISSEMENT DU NID Flore: PV2, T2
La structure et l’organisation naturelle du nid de la colonie doivent être respectés durant cette période au cours de laquelle des refroidissements restent toujours possibles.
   •   Organisation naturelle du nid p. 15
   •   Préparation des cadres (pose des cires) p. 77
   •   Méthode et principe d’agrandissement p. 180
   •   Réforme des vieux rayons p. 188
POSE DES HAUSSES Flore: T2
   •   Déterminer le moment adéquat p. 184
   •   Comment procéder ? p. 184
   •   Utilisation de la grille à reine p. 186
RÉUNION Flore: PV1, PV2
Les colonies faibles au printemps restent souvent décevantes toute l’année. Mieux vaut les réunir aux autres colonies.
   •   Gestion générale du nombre de colonies p. 159
   •   Méthodes de réunion p. 241
TRANSVASEMENT Flore: PV1, PV2
A cette saison, les colonies sont encore légères et peu peuplées; les transvasements sont plus faciles, par exemple pour réparer une ruche ou la repeindre. C’est aussi le moment de transvaser les colonies en ruchette dans les ruches de production.
   •   Méthode de transvasement p. 91
REINES Flore: PV2, T2
Dans un rucher bien conduit, les reines font l’objet de toutes les sollicitudes de la part de l’apiculteur.
   •   Marquage des reines dans les colonies encore peu populeuses p. 249
   •   Clippage éventuel des reines p. 215
   •   Remérage d’une colonie orpheline par réunion à une colonie de réserve p. 239
   •   Remplacement des reines défectueuses en permutant avec les reines hivernées en nuclei p. 341
NOURRITURE Flore: PV1, PV2
Avec le développement rapide des colonies qui consomment beaucoup de nourriture, il faut s’assurer que chaque colonie dispose de ce dont elle a besoin
   •   Vérification de la quantité de nourriture dans les colonies p. 177
   •   Nourrissement de secours en cas de disette p. 312
   •   Stimulation éventuelle des colonies p. 237
   •   Installation éventuelle d’un abreuvoir p. 311

Travaux à réaliser pendant la miellée de printemps
(Période vernale)
(Calendrier)
La période vernale fait suite à la période prévernale et concerne essentiellement le mois de mai et le début de juin, mais elle peut débuter en avril et se terminer parfois à la fin de mai.
• Environnement
Les conditions météorologiques sont celles de nos printemps, ce qui signifie à la fois des périodes froides où l’activité des abeilles est réduite et des périodes fastes où la colonie peut donner libre cours à une activité débordante. La période vernale est la période au cours de laquelle se produit la miellée de printemps: la flore est abondante et la récolte de miel dépend essentiellement des conditions météorologiques.
Le merisier notamment annonce la transition entre la période prévernale et celle qui nous occupe. Une succession d’espèces fleurissent jusqu’à la fin de la miellée avec les aubépines et l’acacia. La période se termine par une période de disette relative, sans ressource mellifère vraiment abondante, au moment de la floraison du sureau noir qui annonce doucement la période estivale.
• Colonie
La colonie poursuit son développement et atteint son maximum de couvain dans la deuxième partie de cette période, du moins avec l’abeille indigène. La population continue de s’accroître rapidement et devient déjà capable de réaliser un surplus de récolte ("miel de printemps"). Le changement dans le rythme de ponte de la reine semble aller de pair avec l’apparition de l’essaimage, surtout dans la seconde partie de la période.
• Travaux au rucher
L’apiculteur débute le plus souvent cette partie de l’année apicole en terminant la pose des hausses. Durant les périodes de beau temps, le poids des ruches s’accroît considérablement. La surveillance et la récupération des essaims occasionnent un surplus de travail.
SUIVI DE LA MIELLÉE Flore: V1, V2, V3, V4
De bonnes conditions météorologiques et l’abondance des fleurs permettent le développement d’un miellée de printemps. L’apiculteur doit vivre au rythme de la nature.
   •   Pesée des ruches p. 164
   •   Pose de la hausse p. 183
   •   Pose d’une éventuelle seconde hausse p. 185
ESSAIMAGE Flore: (V1), V2, V3, V4, T3
La période vernale est celle de l’essaimage par excellence. La meilleure manière de résoudre ce problème consiste à adopter une stratégie de prévention cohérente
   •   Prévention de l’essaimage p. 211
   •   Récupération et utilisation des essaims p. 205
   •   Développement des nouvelles colonies p. 233
   •   Suivi des colonies essaimeuses p. 209
RÉCOLTE DE MIEL Flore: T3
Le miel est un produit qu’il faut bien connaître pour le valoriser pleinement; la récolte doit être préparée soigneusement. C’est également un moment où l’apiculteur risque de provoquer une certaine effervescence au rucher; toutes les précautions doivent être prises afin de ne pas importuner le voisinage.
   •   Déterminer le moment de la récolte p. 367
   •   Prendre les cadres dans les hausses p. 368
   •   Eviter le pillage p. 163
   •   Organiser son travail à la miellerie p. 365
   •   Maîtriser le conditionnement et la cristallisation du miel p. 379
   •   Commercialiser sa récolte p. 387
ÉLEVAGE DE REINES Flore: à partir de V1
L’élevage des reines est une activité que tout apiculteur doit envisager sérieusement.
   •   Choisir sa méthode et établir un calendrier d’élevage p. 336
   •   Dans la pratique, se conformer strictement au calendrier
   •   Prévoir éventuellement les ruchettes de fécondation p. 337
   •   Assurer le suivi complet de la production de cellules et de la fécondation des reines p. 338
CONSTITUER DE JEUNES COLONIES Flore: V3 à E1
La constitution de jeunes colonies permet de diminuer l’incidence de l’essaimage dans le rucher; la méthode retenue doit être adaptée au cycle naturel des colonies.
   •   Choisir une technique adéquate en fonction de ses objectifs, de ses compétences et du matériel disponible (ruches, ruchettes, reines…) p. 225
   •   Assurer le développement et le suivi des jeunes colonies p. 233
GESTION GÉNÉRALE Flore: V1 à T3
Transvaser les ruchettes en colonies de production si nécessaire p. 91
   •   Entretenir les abords du rucher
   •   Surveiller les colonies en ruchettes (surpopulation, nourriture, emblavement exagéré des cadres par le miel…) p. 235
   •   Veiller à la présence de nourriture pendant le trou de la miellée ou en cas de mauvaises conditions météorologiques prolongées, surtout après la récolte du miel de printemps.

Travaux à réaliser pendant la miellée d'été
(Période estivale)
(Calendrier)
La période estivale succède à la période vernale et recouvre en général une partie du mois de juin et les premières semaines du mois de juillet, parfois jusqu’au début du mois d’août.
• Environnement
Après un temps d’arrêt, les floraisons deviennent à nouveau suffisamment abondantes pour produire une miellée tangible. Le facteur limitant l’activité des colonies reste sans aucun doute les conditions météorologiques qui, lorsqu’elles sont favorables durant cette période, permettent des récoltes importantes.
Le début de la période est indiqué par la floraison du trèfle blanc, des tilleuls et des ronces en forêt. La fin de cette période, plus difficile à cerner, correspond à la fin de la miellée d’été (phénophases de l’épilobe et de la germandrée).
• Colonie
L’activité de la colonie bat son plein si la miellée est active, mais des changements importants se sont opérés en son sein avec l’entrée en phase de décroissance. La ponte de la reine - et donc le couvain - a diminué de manière relativement importante dans beaucoup de colonies; beaucoup d’ouvrières sont devenues butineuses et s’activent intensément à la miellée d’été. La population est à son maximum. En fin de période s’amorce une lente décroissance des effectifs.
• Travaux au rucher
Les travaux au rucher restent toujours réguliers, moins lourds toutefois qu’au cours de la période précédente; l’essaimage, notamment, devient bien plus rare. L’apiculteur doit continuer à veiller au bon état général des colonies et à prendre les mesures adéquates (renforcement, réunion, renouvellement des reines…) tant que cela s’avère encore possible et facile.
SUIVI DE LA MIELLÉE Flore: E1, E2, T4
   •   Pesée des ruches p. 164
   •   Observation de l’activité des abeilles p. 164
   •   Pose d’une éventuelle hausse supplémentaire p. 185
ESSAIMAGE Flore: E1
La fréquence de l’essaimage est bien plus faible que durant la période précédente et la surveillance peut être relâchée.
   •   Récupération et utilisation des essaims p. 205
   •   Développement des nouvelles colonies p. 233
   •   Suivi des colonies essaimeuses p. 209
ÉLEVAGE DES REINES Flore: E1, E2
Pour l’apiculteur qui élève quelques reines pour son usage personnel, l’élevage débute au cours de la période précédente pour se terminer maintenant avec le suivi des fécondations et l’utilisation des reines.
   •   Se conformer strictement au calendrier d’élevage p. 336
   •   Assurer le suivi complet de la fécondation des reines p. 338
RÉCOLTE Flore: T4
Les indicateurs de fin de miellée sont moins évidents qu’au printemps; une erreur à ne pas commettre consiste à attendre le plus longtemps possible avant d’extraire le miel. Il est important de pouvoir préparer les colonies à l’hiver le plus tôt possible.
La qualité et la composition du miel d’été sont différentes de celles du miel de printemps. Un traitement identique ne donnera pas un résultat semblable au point de vue de la cristallisation et de la souplesse du miel.
   •   Déterminer le moment de la récolte p. 367
   •   Prendre les cadres dans les hausses p. 368
   •   Organiser son travail à la miellerie p. 365
   •   Maîtriser le conditionnement et la cristallisation du miel p. 379
   •   Commercialiser sa récolte p. 387
RENOUVELLEMENT DES REINES Flore: E1 à EA
Les reines dont l’élevage à démarré durant la période vernale sont en ponte et les meilleures sont introduites dans les colonies les moins performantes du rucher ou en remplacement des plus vieilles reines.
   •   Introduction des reines p. 254
   •   Suivi des nuclei de fécondation (réunion, permutation des reines) p. 338
GESTION GÉNÉRALE Flore: E1 à T4
   •   Entretenir les abords du rucher
   •   Assurer le développement et le suivi des jeunes colonies p. 233
   •   Veiller à l’état général de colonies (présence et qualité de la reine, état sanitaire, population)

Travaux à réaliser après la miellée d'été
(Période estivo-automnale)
(Calendrier)
Cette période couvre essentiellement la période de l’après-miellée d’été jusqu’à la fin de l’activité régulière des colonies, et des floraisons, soit environ de août à octobre.
• Environnement
Le passage de la période estivale à la période estivo-automnale se réalise de manière imperceptible, mais est annoncé dans tous les cas par la fin de la miellée d’été. La flore est moins généreuse, même si beaucoup d’espèces sont encore en fleur à cette époque; la colonie trouve le nectar nécessaire à ses besoins et elle est capable de réaliser quelques réserves de pollen. La germandrée est une espèce charnière entre ces deux périodes, mais on rencontre encore pas mal d’espèces de la miellée d’été, ainsi que quelques espèces nouvelles comme la tanaisie. Les floraisons se poursuivent généralement jusqu’aux premières gelées.
• Colonie
Dès la fin de la miellée d’été, l’activité de la colonie diminue brutalement. La ponte de la reine peut accuser une certaine reprise, mais elle peut aussi être très faible; il y a de grandes variations de comportement d’une année à l’autre sans que l’on puisse réellement les expliquer. De toute manière, la population diminue réellement de manière importante de telle sorte qu’elle se stabilise assez rapidement au niveau des effectifs hivernaux.
• Travaux au rucher
Les hausses ne sont plus sur les ruches, le travail dans le corps devient plus facile et, en tout cas, moins fatiguant. Certains travaux peuvent être différés après la récolte pour cette raison (remplacement des reines, par exemple).
Cette période est une étape importante dans la préparation des colonies pour la saison suivante; l’apiculteur doit vraiment veiller à la qualité des colonies qu’il va hiverner, notamment au niveau de la présence et de la qualité de la reine, mais aussi au niveau de la force des populations, de leur état sanitaire, de la qualité de la ruche… Les risques de pillage sont importants.
SUIVI DES COLONIES Flore: T4, EA
Un rucher et des colonies en bon état à cette période sont les garants d’un bon hivernage et d’un bon démarrage printanier.
   •   Importance de la population et réunion éventuelle p. 239
   •   Remplacement des reines défaillantes p. 254
   •   Etat de la ruche (étanchéité, niveau…) et transvasement éventuel
STIMULATION D’ÉTÉ Flore: T4, EA
L’abeille noire valorise bien mieux la stimulation d’été que celle de printemps. Cette stimulation est distribuée directement après la dernière récolte, au début d’août; elle permet de produire un supplément d’abeilles d’hiver très utiles pour le démarrage de la colonie au printemps.
   •   Mise en œuvre de la stimulation d’été p. 310
NOURRISSEMENT Flore: EA
La quantité de nourriture à distribuer varie chaque année en fonction des réserves dont disposent les colonies.
   •   Déterminer les besoins p. 267
   •   Préparation des sirops p. 313
   •   Réduction de la largeur du trou de vol p. 265
ÉTAT SANITAIRE Flore: EA
L’état sanitaire du rucher doit être une préoccupation constante, spécialement en cette période avec les traitements contre la varroase.
   •   Comment bien soigner ses abeilles ? p. 275
   •   Lutte contre la varroase p. 286

Travaux à réaliser pendant la période hivernale
(Calendrier)
La période hivernale correspond à la période d’inactivité relative de la colonie; elle s’étend plus ou moins de novembre à février selon les régions.
• Environnement
La nature n’offre pratiquement aucune ressource pendant cette période, si ce n’est occasionnellement le pollen de noisetier en janvier-février.
• Colonie
L’activité des colonies est très réduite avec quelques sorties pendant les journées clémentes, alors que la température n’atteint parfois que 8°C. Ces vols de propreté permettent aux abeilles de déféquer et ils sont particulièrement importants dans la deuxième partie de l’hiver, alors que la période de réclusion peut dépasser plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Durant cette période, la colonie vit de ses provisions ou de celles qui ont été distribuées par l’apiculteur.
• Travaux au rucher
La surveillance générale du rucher constitue le seul travail de l’apiculteur pendant cette période avec l’entretien du matériel et la préparation de la saison suivante (construction des cadres, plan d’action annuel…).
GESTION GÉNÉRALE
   •   Etat des ruches (humidité, neige…)
   •   Entretien des abords du rucher
   •   Recherche et préparation de nouveaux emplacements de rucher
   •   Refonte des opercules et des brèches p. 190
   •   Incliner légèrement les ruches vers l’avant
MATÉRIEL
   •   Construction et préparation des cadres (ne pas poser la cire) p. 77
   •   Construction du matériel (ruche, plateau chasse-abeille…) p. 79
   •   Entretien (peinture des ruches, nettoyage des grilles à reines…) et réparation du matériel
PRÉPARATION DE LA SAISON SUIVANTE
   •   Analyse des résultats de la saison écoulée p. 166
   •   Projets et prévisions pour la saison suivante p. 1

L’abbaye de Buckfast
Un modèle d’entreprise apicole britannique
Extrait de La Belgique Apicole,
15(5), 1951, p 172-174
avec leur permission.
Traduction de Schweizerische Bienenzeitung,
73(2), 1950, p 66-74
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[Original auf deutsch]
[English adaptation]
Article du Frère Adam, O. S. B.
Abbaye St. Mary, Buckfast, Sud Devon, Angleterre
Adaptation française
par Georges Ledent

Récolter du miel est l’objet primordial en apiculture, proclame le Frère Adam, et il ajoute : nos méthodes particulières d’élevage des reines sont considérées par nous comme le facteur essentiel sur lequel reposent nos succès.
L’abbaye de Buckfast, au S.E. de l’Angleterre, bénéficie de l’influence du Gulf Stream : climat extrêmement pluvieux mais doux, et temps constamment changeant. Le voisinage du plateau de Dartmoor offre la possibilité d’une seconde grande miellée en août — vraisemblablement en miel de bruyère. Les ruches, un dérivé de la Dadant, comportent 12 cadres et les hausses sont identiques au corps de ruche, la moitié quant à la profondeur. Elles sont réparties en 10 ruchers totalisant 320 ruches de production disposées par groupes de quatre, tournées vers les quatre points cardinaux pour éviter que les abeilles ne « dérivent » d’une ruche à l’autre comme cela se produit lorsqu’elles sont alignées.
La récolte moyenne annuelle par ruche, ces dernières trente années, a été de 30 kg. Un record européen sans doute de production a été atteint lorsqu’une des ruches emmagasina 65 kg en 5 jours. Un extracteur radiaire à 44 cadres donne un rendement d’environ 100 kg de miel en 10 minutes. Le miel de bruyère est pressé hydrauliquement avec application de chaleur sous une pression de 100 kg par cm2. En 1949, 23 tonnes de miel furent ainsi extraites à la presse, en 12 jours.
Se basant sur une longue expérience, on estime à Buckfast que le seul moyen d’être de façon permanente à l’abri des maladies des abeilles et de développer la résistance de celle-ci au moyen d’un remérage pratiqué systématiquement. On n’accorde guère de crédit aux divers traitements généralement préconisés : liquide de Frow ou médications sulpha. En fait, l’acariose qui sévit dans le voisinage a été pratiquement écartée. Au cours des années, on en est arrivé à penser que la résistance et la réceptivité à l’acariose sont héritées, et, qui plus est, le sont par le canal de la reine; le mâle n’y a pas d’influence directe à la première génération. Il semble qu’il en soit de même en ce qui regarde les maladies du couvain, bien que la preuve n’en soit pas encore acquise.
L’élevage royal vise à contenir l’essaimage dans des limites acceptables, à obtenir un haut rendement moyen en miel et à développer la résistance aux maladies. La race de Buckfast est un croisement datant de 35 ans entre indigène britannique — race qui, peu après, fut exterminée par l’acariose — et abeille italienne. Depuis lors, pas d’apport étranger, sauf à titre expérimental. L’expérience nous a appris que, pour parer aux inconvénients de la consanguinité, éliminer les caractères indésirables et obtenir les meilleurs résultats, la condition sine qua non consiste à avoir recours à quantité de reines éleveuses — tant en vue de l’élevage de reines que de celui de mâles. C’est la seule méthode permettant des comparaisons efficaces, bases sur lesquelles se fait la sélection conduisant au maximum de pureté raciale et à une descendance dont la productivité sera maximale également.
L’abbaye a installé une station d’élevage en plein cœur de la lande de Dartmoor, où le climat est si rigoureux que tout essaim volage est voué à périr. Un rayon de 10 km est libre de toute colonie d’où des mâles pourraient venir visiter la station. Actuellement, cinq cents nuclei de fécondation y sont entretenus, permettant d’hiverner environ 400 reines fécondes. Ce stock de reines permet de remérer les colonies, chaque printemps, au moyen de reines dans la pleine force de leur jeunesse, et c’est en cela, affirme le Frère ADam, que réside le secret du développement remarquable de nos colonies et de l’acceptation à 100 % de nos reines lors de l’introduction.
P.S. — Après de multiples expériences, le type de ruches adopté pour les nuclei comporte les demi-cadres Dadant. La caisse en contient 16, en deux compartiments opposés dos à dos. Ceux-ci sont ensuite divisés en deux longitudinalement, au moyen de partitions mobiles, étanches. Chacun contenant donc 4 demi-cadres, est à même de se sustenter de lui-même durant l’été, en conditions normales, et d’hiverner sa reine féconde, tout en étant suffisamment petit pour éviter qu’il ne s’y fasse un élevage de faux-bourdons.

Comment le remérage est réalisé à l’abbaye de Buckfast ?
La méthode se base sur une série de constatations expérimentales qu’on peut résumer comme suit :
L’introduction telle qu’elle est généralement pratiquée donne environ 50 % d’échecs : pertes directes et pertes indirectes dues à ce que les abeilles remplacent la reine introduite, souvent à l’insu de l’apiculteur, ou tolèrent une reine, endommagée à l’introduction par exemple, dont le rendement sera toujours médiocre.
La théorie suivant laquelle la colonie a une odeur qu’il importe de faire prendre à la reine avant l’introduction n’est qu’une hypothèse, plausible sans doute, et convenant à expliquer des phénomènes non éclaircis.
Une jeune reine, fécondée depuis peu, est une créature délicate, fragile, nerveuse, timide. Au bout de 4 semaines de ponte, son caractère et sa structure ont évolué déjà, bien qu’elle ne doive atteindre sa pleine forme que l’année suivante. Les manipulations de la colonie ne la détourneront plus, à ce moment, de sa routine.
En conséquence, à Buckfast, les reines élevées en nuclei y passent l’hiver ; après quoi, elles peuvent être introduites en toute saison suivant convenance. L’opération consiste plus exactement en une substitution immédiate qu’en une introduction proprement dite. Elle est systématiquement pratiquée de la mi-mars à la fin de ce mois et occasionnellement en automne ou même au cours de l’été lorsqu’il y a avantage à remplacer l’une ou l’autre reine. Le Frère ADam assure la réussite absolue.

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ruches claerr

>La ruche Claerr a été créée, comme son nom l'indique, par Gérard Claerr,
>apiculteur alsacien et lauréat de la fondation de la vocation. La ruche est
>une ruche divisible composée de corps et hausses identiques relativement
>légers ("ruche de dames").
>Les corps (et hausses) sont de dimensions suivantes: hauteur 250 mm
>largeur = longueur (carré) de 384 mm.
>La ruche comprend également une rehausse de plancher avec portillon (pour
>trappes à pollen, laisser de l'espace aux abeilles, pour un nourrisseur de
>plancher,...) une rehausse de toiture pour les nourisseurs hauteur 125 mm,
>un plancher avec planche de vol déflectrice, une ou deux grilles à reines.
>Epaisseur des bois 24 mm.
>
>Les cadres sont en fait ceux de la ruche alsacienne de l'abbé Bastian à qui
>on a fait un quart de tour (cadre vertical placé horizontalement): cadres à
>épaulement hoffmann: dimensions extérieures: hauteur 240 mm largeur 320 mm.
>Normalement neuf cadres et une partition de dégagement en polyrey.
>
>Gérard Claerr est venu, si mes souvenirs sont bons, en 1982 à Dinant, suite
>à l'invitation de Monsieur Rommel pour y donner un conférence.
>
>Lors de mon dernier passage aux ruchers mosans, j' y ai encore vu des
>grilles à reines Claerr et des fascicules de conduite de la divisible Claerr.
>
>Salutations,
>Robert.

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